Citoyenne du monde à Auroville
« Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. » Gandhi


Accueil
Qui suis-je ?
Livre d'or
Archives
Album photos





Pour m'écrire

amelie_meneac@hotmail.com



Menu

Auroville
Martuvam
Genepi
FRIJ
Enora, une sardine qui fretille en Norvege
Sonia
Gael
Anne
Marie aux States




Newsletter

Saisissez votre adresse email

De retour

De retour après 7 heures d'attente à l'aéroport de Madras, 5 heures d'avion jusqu'à Koweit puis 6 heures et demi interminables jusqu'à Paris. L'atmosphere est différente. Je suis contente d'être rentrée.

J'ai mis quelques photos dans la rubrique Album Photos. 



Commentaires (1) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 09:41, le 2/03/2008, Rennes
Mots clefs :

Le profit

Si je n'avais pas eu envie de partir alors je crois qu'on vient de me la donner cette envie.

J'avais oublie un instant que je vivais dans un monde ou le profit, ce monstre insensible et cruel, domine; dans un monde ou l'hypocrisie est de mise, dans un monde ou certains s'enrichissent outrageusement sur le dos des plus pauvres. Cette machine a fric, tu vois, Marie, elle est la aussi.
Et je n'ai su repondre que par l'hypocrisie. C'est bien dommage de partir avec ce gout amer mais l'escale a Mahabalipuram permettra de porter un beau regard sur la fin de ce voyage. Avec un brin d'optimisme bien sur.

 



Commentaires (1) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 05:41, le 29/02/2008, Auroville
Mots clefs :

Avant de partir

Les dernieres choses a faire avant de quitter cette terre :

- Se lever a 5h30 du matin pour aller s'asseoir autour d'une grande fouee avec des milliers de personnes et se dire que le monde evolue

- Voir le soleil se lever

- Manger un Coconut roll (pain a la noix de coco) a la Bakery accomapagne d'un jus de mangue

- Se baigner une derniere fois dans le Golfe du Bengale et apprecier la temperature de l'eau.

- Manger des parothas (une sorte de pate feuilletee en forme de kouign amann avec moins de beurre et accompagne d'une sauce epice)

- Preparer un coin de sa tete au retour dans un monde d'agites ;)

- Aller dans le Matrimandir pour une derniere meditation, tout ca pour s'apaiser l'esprit et etre tout bien a l'interieur avant d'attaquer les + de 15h entre l'avion et les aeroports

- Rendre le scooter qui m'a permis de realiser un reve d'adolescente

- Dire Merci

 



Commentaires (1) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 12:54, le 28/02/2008, Auroville
Mots clefs :

40 ans d'Auroville

J'avais commence a ecrire quelque chose hier soir... pas mal meme, et puis coupure d'electricite... Mais l'atmosphere indienne fait qu'en fait, c'est beaucoup moins enrageant que si ca m'arrivait chez moi je crois et puis c'est assez habituel donc faut s'y habituer. Et ca montre qu'il y a encore un chemin a faire pour arriver a developper d'autres energies.

Derniers jours avant le depart. Je cours un peu dans tous les sens. Je me demande comment tout va passer dans mon sac et s'il ne va pas falloir que j'enfile plusieurs T-shirts et plusieurs pantalons.

Vendredi dernier, j'ai passe la matinee a avancer dans la peinture des pierres. Les deux americaines prennent le relais cette semaine. Ca represente environ une centaine de plantes donc une centaine de pierres a peindre. J'ai essaye de retenir quelques noms et leurs caracteristiques. Beaucoup sont des plantes locales.

Il y a plusieurs expos d'organisees dans le cadre des 40 ans d'Auroville, des expos photos sur les debuts... C'est interessant de voir que ca donnait 40 ans en arriere, ca a bien change maintenant.

Ce week-end, c'etait le niveau 2 de la formation Healing Touch alors que d'autres passaient le niveau 1 et le niveau 3. Les enfants de Pondi etaient la aussi tout le week end. C'etait un week end assez anime.

Le festival d'art s'est ecourte plus tot que prevu, une semaine avant la date prevue. Je ne connais pas la raison. Pas de repas espagnol et pas d'initiation au flamenco. Samedi soir fut l'occasion d'organiser un ptit gouter sur le balcon de la hutte du jardin avec les autres volontaires. Ca a ete aussi l'aventure pour arriver jusqu'a la boulangerie dans le noir en velo pour acheter les meilleurs croissants au chocolat mais ca vaut le trajet. Ah oui, ici, les mots en francais, il faut les dire avec l'accent anglais sinon, les gens ils ne comprennent pas donc croissant, ca donne quelque chose de different. Et il y a pleins d'autres mots comme ca et beaucoup de communautes ont des noms francais.
Plus tard, avec Laura et Pascal, apres avoir entendu de la musique au loin, on a decide d'aller a ce qu'on croyait etre un concert en plein air. Assez difficile de suivre le son pour tracer un chemin. Et puis, trois motos sont arrives sur notre chemin et ont pu nous y emmener directement. Mais le concert attendu etait en fait juste une soiree privee avec une pancarte "Very Private, Face Check" Mais bon, apres avoir fait toute cette route, on etait quand meme curieux de voir ce que c'etait. Et on est tombe sur un genre de fete de lycee americain avec pleins de teenagers americains et 50Cent et Mickael Jackson en playing list. Mais on etait toujours en Inde. Ce n'etait pas non plus le Auroville des livres. Parce que depuis mon arrivee, j'ai pu constater que dans les livres, c'est super beau et la realite est parfois tres tres differente.
Dimanche, un film sur les ecoles auroviliennes etait projete au cinema. Ca m'a permis d'avoir un apercu sur la Free Education, sur les moyens employes, sur les valeurs. Je pense que j'y consacrerais surement un article plus tard comme sur d'autres sujets precis. Je prendrais plus de temps pour le faire plus tard. J'ai aussi ete aux portes ouvertes d'une des ecoles primaires la semaine derniere, la ou sont scolarises les deux jumeaux de Sivaraj et Malar. Spectacle fait par les enfants et ensuite visite des classes.
Lundi matin direction Deepam pour rencontrer la femme qui a cree ce centre pour enfants handicapes en 1992. Un photographe francais etait la pour prendre des photos pour un magazine. On s'est partage les taches, j'ai fait mon interview, il a pris les photos. Et ensuite direction la derniere seance d'equitherapie. J'ai rencontre Marianne chez elle pour faire un autre interview sur la free education comme elle est aussi instit' et nous sommes avons passes une bonne partie de l'apres midi au centre equestre.
Et hier, derniere journee a Puducherry. J'ai emprunte un velo a l'orphelinat et je me suis baladee dans la ville. C'est assez facile pour se reperer. J'ai passe quelques moments a prendre des photos du marche. C'est tout simplement genial de jeter un oeil dans un endroit pareil. Des odeurs, du monde partout, des "Madam, Madam", des mouches, la viande accrochee et les poissons juste en face des fruits. Je suis restee dormir la-bas. J'ai voulu tenter l'experience de dormir sur le toit... du coup, peu de sommeil. Il faut savoir que la nuit, la temperature baisse d'au moins 5 degres donc un peu froid. Et au loin, les bruits des klaxons et des chiens. Et reveil en fanfare a 5h du matin car c'est l'heure de la priere pour les chretiens et c'est diffuse dans des hauts parleurs... et je crois que la priere des musulmans a suivi apres. Les enfants se levent a peu pres a 6h. L'Inde se leve tot et se couche tot. Et ensuite, ils se preparent pour aller a l'ecole. Les uniformes doivent etre impeccables sinon ils se font assurement taper sur les doigts. Pour moi, ballade matinale dans Pondi avant de rejoindre Alankuppam en bus.
Demain, 40 ans d'Auroville. Il y a un bonfire (feu de joie) a 5h30 du matin et des evenements toute la journee.
On part finalement d'Auroville a 15h vendredi pour arriver vers 17h a Mahabalipuram. Les temples ferment a 18h donc j'espere qu'on aura quand meme le temps d'en voir l'interieur. Et on va surement partir de la bas vers 22h pour arriver a Madras vers 23h. Ca me fera attendre 6h a l'aeroport mais j'ai achete pas mal de bouquins. Et il reste toujours les fiches de revisions qui j'en etais sur, n'allaient pas me servir. Mais c'est toujours rassurant de les emmener. Atterrissage a Paris a 16h et a Rennes vers 23h. Il va falloir pour certains, prendre le balai. Ptit clin d'oeil. Je mettrais les photos plus tard. @+



Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 11:56, le 27/02/2008, Auroville
Mots clefs :

Petit message

Je suis fatiguee
J'ai mal au nez
Je suis assez pressee
Et je vais bientot m'en aller.



Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 09:39, le 27/02/2008, Auroville
Mots clefs :

Pondichery

Journee passee a Pondi mardi. J'ai tente le rickshaw pour rejoindre le centre ville. Je crois que la fille a reussi a m'arnaquer en bafouillant que c'etait Fifteen (15 Rps) pour finalement me dire que c'etait Fifty (50) a l'arrivee. Donc j'etais un peu verte, j'ai reussi a negocier 35 Rps. C'est deja ca. C'est assez fatiguant et ca demande beaucoup d'energie je trouve, de devoir negocier les prix tout le temps. Je veux bien faire le choix de payer un peu plus mais je refuse de payer le double ou le triple... ou parfois encore plus. J'ai vu la plage de Pondichery. J'ai croise beaucoup de francais dans les rues. Je suis allee a l'Ashram de Sri Aurobindo, la maison ou ce sage indien vivait. J'ai deambule a travers les rues pour retourner a l'orphelinat. Laura m'a accompagne a la gare routiere. Enfin, ca n'a rien d'une gare routiere. Les bus s'arretent juste au bord de la route, des fois, ils ne s'arretent meme pas completement, il faut reussir a sauter dedans au passage. Le mien arrivait a 18h30, l'heure ou la nuit tombe en Inde. Et le plus marrant, c'est quand meme que les destinations sont ecrits en ecriture tamoul a l'avant du bus. Donc super difficile pour moi. J'ai demande a quelqu'un de me traduire et ca l'a fait. Et ce n'est pas le bus qui va a Auroville mais le bus qui va a Alankuppam, le village. Le bus etait bonde, pire qu'a l'heure de pointe dans le metro a Rennes. Pendant une demie-heure, j'ai du m'accrocher a la rampe colle aux autres personnes, et faut dire que l'etat des routes ici, c'est quelque chose donc ca ressemblait a moitie a du rodeo. Ca m'a bien fait rire apres. Je suis arrivee a Alankuppam et j'ai marche 20 minutes dans le noir pour rejoindre Martuvam.
Hier, journne pepere. Les enfants handicapes sont venus a Martuvam. Deux americaines vont passes quelques jours ici et aider pour le projet. Elles viennent juste le matin, ne sont pas heberges sur place et je crois que c'est organise par leur universite. Ce matin, elles m'ont aide a peindre les symboles sur les plaques en granite. Et je les ai ecoute parler de leurs histoires d'amour avec leur accent americain. alors des fois, quand je comprends pas, j'imagine et au final, ca peut etre drole.
Ce matin, y'avait un rassemblement a l'amphitheatre a 6h du mat' pour voir le jour se lever et faire une meditation collective. C'estait assez impressionnant et plaisant pour une fois de se lever de si bonne heure. Je reviens de la plage, je vais essayer d'en profiter au max jusqu'a la semaine prochaine.
 


Commentaires (2) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 12:59, le 21/02/2008, Auroville
Mots clefs :

Découverte de Pondichéry

Je devais rencontre la fille qui est responsable du centre pour enfants handicapes hier matin. J'avais planifie pleins de choses pour la matinee et du coup, je devais emprunter le scooter du gars qui travaille a la clinique et qui fait la musique pour les enfants. Il m'avait dit qu'il serait la a 7h30. Mais 7h30 pour un indien, ce n'est pas 7h30 pour moi. Il est arrive a 9h. Entre temps, j'ai appele une agence qui loue des 2 roues pour louer une mobylette. Et il n'y avait plus que des scooters donc me voila depuis hier aprem en possession d'un scooter. Ca me coute seulement 70Rps par jour ce qui correspond a 1,25 euros. Et je l'utiliserai pour les 10 derniers jours. Donc du coup, je n'ai pas pu faire ce que j'avais prevu mais j'ai quand meme reussi a rencontre Martine a la cuisine solaire avec qui je vais partager le taxi pour aller a Madras. J'avais mis plusieurs annonces dans la ville pour rechercher une personne avec qui faire ce trajet. Ca revient a moins cher et c'est quand meme plus sympa. Et puis d'etre toute seule tout le temps, des fois, c'est un peu lassant. Je l'ai donc rencontre et la, coincidence assez incroyable. Deja d'une, elle est francaise... bon, y'en a pas mal a Auroville mais en plus de ca, elle habite a Rennes forcement et elle a travaille pendant 30 ans sur Rennes dans un foyer en tant qu'educ. Incroyable. Le monde est petit.
Nous avons prevu de partir le 29 sans se presser et de passer quelques heures a Mamallapuram, une ville sur la route de Madras, qui vaut le detour apparemment et qui est connue pour ses nombreux temples.
J'ai assiste dans l'aprem a la seance d'equitherapie et j'ai dine avec Marianne. Ce fut l'occasion d'echanger sur les techniques d'equitherapie, sur la vie a Auroville, sur l'evolution de la ville et l'evolution de l'Inde. Elle vit a Auroville depuis 1994. C'est vrai qu'ici, j'ai plus l'occasion de rencontrer des volontaires comme moi que des auroviliens.
Sinon, je voulais faire une formation d'equitation qui s'appelait "Horse and Soul" sur plusieurs jours mais au final, ca coute un peu cher donc je le ferai plus tard. Et mon emploi du temps pour les dernieres semaines est assez chargee.
Aujourd'hui, c'est la decouverte de Pondichery. Je reviens de l'Ashram de Sri Aurobindo. Sympa, silencieux, reposant mais pas sensationnel. Beaucoup de francais ici, c'est impressionnant. Je repars ce soir par le bus. Et je vais demain a la porte ouvertes des ecoles primaires d'Auroville.


Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 10:11, le 19/02/2008, Pondichéry
Mots clefs :

Healing Touch

Ce week end, j'ai ete formee a la methode Healing Touch. Le week end prochain, je serais formee au 2eme niveau. C'est une formation qui comprend 3 niveaux. Trois americaines sont venus enseignes cette pratique. C'etait particulierement destine aux femmes du village pour qu'elles puissent soigner leur famille et effectuer des soins entre elles. Elles effectuent bien souvent des taches assez difficiles et portent des charges tres lourdes sur leur tete, epaules et hanches. Malar, la femme de Sivaraj traduisait en tamoul et la prof parlait en anglais.

Healing Touch est une therapie basee sur une approche energetique, sur les differents flux d'energie qui circulent dans le corps. Le but de la therapie est de restorer l'harmonie et l'equilibre. Il y a differentes techniques pour le faire.Plusieurs consistent a utiliser les mains pour evacuer, faire circuler et equilibrer les champs energetiques du corps humain et qui influence sur la sante physique, mentale, emotionnelle et spirituelle. Cette methode permet donc une certaine relaxation, soulage les douleurs, diminue l'anxiete, les tensions, le stress, et accelere la guerison.

Healing Touch s'est developpe aux Etats Unis dans les annees 80 et est maintenant enseigne aux 4 coins du monde. A la base, c'etait surtout adresse aux medecins, infirmieres et autres professions medicales. La methode est utilisee maintenant pour aider a la guerison de certains cancers et autres maladies.

Nous avons donc appris a nous centrer, nous ancrer, nous concentrer pour effectuer le traitement. C'etait essentiellement base sur les connections des differents chakras. Nous avons aussi appris a soigner les maux de tete et migraines, les douleurs musculaires... et nous avons appris a faire des exercices sur soi-meme.

C'etait une grande opportunite pour moi d'apprendre cette methode. J'ai pu tisser une relation differente avec des femmes que je croise tous les jours mais avec qui la communication reste parfois difficile avec la barriere de la langue.

Voila, je raconterais mes autres aventures plus tard.

Et special Joyeux Anniversaire Ludivine !!!!

 



Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 12:59, le 18/02/2008, Auroville
Mots clefs :

Le Matrimandir

Mercredi, ce fut ma premiere meditation a l'interieur du Matrimandir. Le Matrimandir est une enorme sphere recouverte de disques d'or, reposant sur quatre pilliers. C'est un lieu consacre a la Mere Universell, un concept ancre dans la tradition hindoue. Pour les occidentaux, la raison d'etre d'un tel edifice est souvent difficile a comprendre. Voici les paroles de la Mere par rapport a cette edifice : "Le Matrimandir, c'est pour apprendre aux gens que ce n'est en se retirant du monde, ni en l'ignorant qu'ils realiseront le Divin durant leur vie. Je ne veux pas qu'on en fasse une religion, il ne faut pas de dogmes, de principes, de rituels, absolument pas. Les Indiens, pour la grande majorite, n'ont pas besoin d'explication; ils comprennent a cause de leur culture. Mais seulement un occidental sur 1 million comprendra qu'un tel batiment est necessaire." L'espace a l'interieur est entierement blanc et c'est un espace de silence et de concentration. Il y avait un guide pour rappeler les raisons de cette construction et pour toutes les personnes qui etaient la, c'etait la premiere fois qu'ils entraient a l'interieur. Pour ma part, je pense que la valeur financiere d'un tel edifice peut faire reflechir mais j'en comprends son utilite.

Jeudi, journee poncage, nettoyage, peinture des fenetres de la future clinique. La clinique sera un endroit ou plusieurs practiciens pourront travailler avec des orientations differentes (acupuncture, massages ayurvediques, traitements par les plantes...) Elle se trouve pres des villages sur la route qui va vers Pondi pour qu'elle soit accessible a tout le monde.

Vendredi, ma mission etait d'ecrire les noms des plantes sur des plaques en granite (perso, je trouve que ca fait un peu cimetiere mais c'est le materiau qui a ete choisi) J'ai donc peint la version anglaise et la version en tamoul. C'etait tout un travail de concentration tranquille dans le jardin. Sandiya est venue m'aider. Elle a 3ans 1/2 et habite dans le village d'a cote. Elle me parle en tamoul, je lui parle en anglais, elle s'amuse a repeter tout ce que je dis et au final, on arrive a se comprendre. Apres cet atelier, direction la plage a environ 35 minutes en velo. Je crois que depuis que je suis arrivee ici, je dois faire une a deux heures de velo par jour.

Martin, le hollandais qui devait travailler ici est parti vivre ailleurs. Il suit une formation dans la construction d'infrastructures ecologiques.

C'est la galere pour pouvoir mettre les photos ici. Deja c'est super lent et puis, ca bloque car les photos sont trop lourdes. Je prendrais le temps plus tard pour le faire ici si c'est possible. Sinon, je mettrais les photos en ligne a mon retour sur Rennes.



Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 12:24, le 18/02/2008, Auroville
Mots clefs :

If you're happy and you know it, clap your hands

J'entame ma troisieme semaine ici. Je crois que l'Inde m'a bien ouvert ses bras et je profite de sa richesse pour comprendre et apprendre pleins de choses. La premiere semaine fut une phase d'exploration. J'ai pu vraiment apprecie le temps qu'on a pu me donner pour me faire ma opinion et ma propre experience, pour que je prenne mes reperes... du temps pour connaitre la culture, les differentes habitudes de vie, pour m'habituer au climat et ouvrir mon esprit. Tout est tellement different. Bon, c'est vrai, je mange du riz tous les jours mais je crois que je ne m'en lasse pas trop, et puis ca doit surement pas etre mauvais pour les intestins :)

J'ai su apprecie les nombreux "Take your  time to see the place, take to time to understand the experience" Prendre du temps est necessaire, je pense, pour comprendre la signification d'Auroville. La demarche n'est pas forcement evidente a saisir et je pense que beaucoup de touristes de passage peuvent repartir avec une vision erronee ou reductrice du projet car certains elements ont besoin d'etre expliquees. Et le meilleur moyen pour avoir un bon apercu est surement de travailler meme si pour beaucoup, ca reste une belle "station balneaire" occidentalisee sympa pour y passer ses vacances. Cette experience est differente et il faut donc plusieurs jours pour la comprendre, pour voir ce qu'il y de meilleur, pour s'apercevoir des failles et pour reflechir a ce vers quoi il faudrait aspirer pour un changement a venir. J'ai rencontre beaucoup de personnes qui mettent enormement d'energie dans ce qu'ils font et  qui prennent le temps de vivre.

Il y a un festival d'art, de musique et de danse tout au long du mois de  fevrier avec des evenements, des ateliers et des expos tous les jours. La semaine derniere, je suis allee faire un tour a la session Percussions (Drum Circle & Free Dance) et vendredi soir, un groupe francais devait jouer et cinq minutes apres le debut de concert, plus d'electricite. C'est assez courant ici les coupures de telephone, d'internet, d'electricite. Au final, le concert s'est transforme en un concert de batterie et autres percus. La semaine prochaine, je pense aller a la soiree espagnole avec un repas typique, un film sur grand ecran sur Paco de Lucia et une initiation au flamenco.

Dimanche se tenait le Sanganam Festival, un festival qui a lieu tous les ans en fevrier un dimanche matin avec de la musique, des spectacles de danse  et de theatre. Nous y sommes alles avec Sophie, Laura, Elke, Pascal et Martin qui sont les volontaires qui travaillent a l'orphelinat. Ils parlent tous neerlandais mais certains parlent francais et apres une semaine passee a essayer de me depatouiller en anglais, a tenter de comprendre le tamoul (impossible) et a essayer de faire oui de la tete genre "ouais, je vois ce que tu veux dire", ce fut super de pouvoir parler francais et donc pouvoir m'exprimer et dire tout ce qui me passait dans la tete.

Lundi, j'ai suivi la seance d'equitherapie donnee par Marianne. Elle est francaise et cela fait environ deux ans qu'elle fait ce travail aupres d'un enfant autiste. Le travail est tres interessant a voir. C'est base autour de differentes techniques  pour developper de nouvelles formes de communication et de socialisation. Il apprend donc avec l'aide du cheval, qui est super calme, a jouer... et le cheval fait en quelque sorte le lien.

Mardi, direction Pondichery. J'ai eu quelques frayeurs derriere la moto. Sivaraj m'a depose a l'orphelinat. J'avais deja recontre Helga auparavant qui a cree cet orphelinat il y a 4 ans et qui pense reconduire son projet pour encore plusieurs annees. Au debut, il y avait juste quelques enfants et il y en a maintenant environ 50. Il y a eu plusieurs enfants a venir suite au tsunami qui a quand meme detruit quelques villages proches de la mer jusqu'a Madras. Elle m'a parle de la culture qui est vraiment tres differente de la culture occidentale et qui peut des fois peut donc paraitre assez choquante. Les enfants sont parfois donnes sans difficulte de la part de leurs parents. Et les enfants d'une premiere union se retrouvent souvent seuls. Elle m'a aussi parle de la maltraitance qui est tres presente a l'ecole comme a la maison. Ca evolue apparemment et il y a quelques prises de position de gouvernement a ce que j'ai compris car il y a eu plusieurs cas de deces suite a la maltraitance d'un instit'. Les enfants handicapes passent deux jours a l'orphelinat le lundi et le mardi pendant que les autres enfants sont a l'ecole et le mercredi, ils viennent dans le Herbal Garden. J'ai passe la journee avec eux et les animateurs. Une journee avec des chansons, des mantras, des activites manuelles... Et le mercredi, ils sont venus a Auroville jouer au terrain de jeux et prendre le repas dans le Jardin. Ca leur permet de sortir des quatre murs de l'orphelinat et surtout de l'air pesant des grandes villes pour se retrouver en pleine nature. Le mardi soir, j'ai eu un apercu rapide de Pondichery by night sur le porte bages du velo de Laura. Laura et Sophie m'ont montre le grand marche avec ses differentes odeurs. Et je les ai suivi jusqu'a la salle de danse ou elles pratiquent le Purna Prana, une sorte de Yoga. Leur prof n'etait pas la mais elles avaient la salle pour elles. Le lendemain matin, j'en ai profite pour emprunter un velo et m'aventurer une ptite heure dans Pondichery a 8h du mat'. J'aime vraiment cette ville. J'y retourne demain pour voir d'autres endroits.  




Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 11:50, le 18/02/2008, Auroville
Mots clefs :

If you can talk, you can sing... if you can walk, you can dance...

Ce fut une semaine bien chargee en pleins de choses. Je crois que je prendrais le temps lundi pour raconter tout ca. Ici, c'est le bas debit, donc c'est un peu lent et pour charger des photos, je ne tente meme pas. Ce week end, je suis formee a une methode qui s'appelle Healing Touch. J'en dirai plus aussi quand j'aurai plus de temps pour ecrire. Semaine tres enrichissante. J'arrive a mi-parcours de mon periple ici. Ca passe tellement vite. Mon programme pour les deux dernieres semaines est tres charge, entre moments de detente et des moments d'"occupation". J'utiliserai pas le mot travail pour definir ce que je fais. Il fait de plus en plus chaud, j'ai laisse tombe les habits francais pour des trucs plus legers.
J'ai fait la rencontre de pleins d'animaux depuis mon arrivee. Pleins de vaches et de chevres evidemment, des chevaux, beaucoup de chiens aussi (d'ailleurs, j'ai construit une theorie sur comment les chiens sont eleves en Inde ou plutot ne sont pas eleves et du coup, ne recoivent aucune affection de leur maitre... mais enfin, je tombe surement dans la generalite) Je me suis retrouve nez a nez a plusieurs reprises avec un rat. Les moustiques prennent plaisir avec moi et meme avec les lotion, creme, savon anti moustiques, chaussettes a 18h alors qu'il fait plus de 30 degres... rien a faire ! J'ai croise un paon, beaucoup de lezards mais celui qui occupait ma chambre a disparu, j'ai failli marcher sur des grenouilles ou crapauds, je connais pas la difference et ils s'amusent a me faire peur dans la nuit. J'ai vu des insectes avec des droles de formes et je me suis pris pas mal d'insectes en pleine face dans mes nombreuses ballades en velo. Et aujourd'hui, j'ai vu un scorpion. Je crois que dorenavant, je vais faire attention quand je marcherai pieds nus dans le jardin.

C'etait un rapide message pour dire que tout se passe bien ici... En attendant plus de details sur mes aventures... ce sera pour plus tard.

Bon week end !



Commentaires (1) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 07:54, le 16/02/2008, Auroville
Mots clefs :

Quelques nouvelles

Petit article rapide. Ce matin, je suis allee a un atelier de peinture dans la nature. Vraiment super. Je pense que j'y retournerai. Sinon, hier, un hollandais est arrive pour travailler dans la construction de la clinique et il est aussi loge chez Sivaraj donc aujourd'hui, je fais visiter les differents endroits d'Auroville et j'explique les differentes caracteristiques de chaque endroit. C'est marrant de se retrouver a cette place. Je me rends compte que mes 4 jours de velo m'ont permis de decouvrir la ville en large et en travers et j'ai donc maintenant mes endroits preferes.
J'avance, j'avance dans ce que je veux faire et etre.
Mardi, je vais aller voir les enfants a l'orphelinat a Pondicherry et je passerai la nuit la bas pour voir le fonctionnement et pour passer du temps avec eux. Pour la location de la mobylette, en fait, je vais louer un scooter au prof de musique des enfants qui travaillent aussi sur le projet de la clinique. Comme ca, je loue le scooter juste les jours ou j'en ai besoin, je le paie et donc ca lui rend service et a moi de meme. J'ai appris hier comment s'en servir. C'etait la deuxieme fois de ma vie que je montais sur un scooter. Ca risque d'etre drole. C'est un vieil engin et le compteur ne marche pas mais il roule alors c'est le principal. Je pense qu'au final, j'utiliserai surtout le velo, je vais acheter une lumiere pour mettre dessus. Voila, a bientot.

 



Commentaires (1) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 11:28, le 8/02/2008, Auroville
Mots clefs :

Exploration

Cette semaine est une semaine d'exploration, de decouverte... Je profite des belles ballades en velo a travers les forets. Je profite aussi de la mer. Je me suis baignee l'autre jour, la temperature de l'eau est plus qu'appreciable. Mardi, j'ai pu aller manger a la Solar Kitchen, une cuisine qui prepare environ 1000 repas par jour, pour les personnes mangeant sur place et pour les enfants des ecoles... tout ca alimente par le plus grand four solaire du monde qui se trouve sur le toit de la cuisine. Je me suis ensuite rendu au Centre des Visiteurs pour voir la video sur Auroville pour ensuite avoir l'acces au Matrimandir pour les meditations. Mais en fait, ce n'etait pas possible, la personne m'a donne un numero qu'il faut que j'appelle entre 9h et 10h pour reserver. Et comme je n'ai pas de telephone, pour l'instant, ca reste complique. Je vais peut-etre acheter une carte indienne pour mon telephone. Sinon, l'autre soir, je suis allee a une conference en francais sur une methode therapeutique de deprogrammation des memoires lesionnelles par des mouvements occulaires et kinesthesiques. C'etait vraiment interessant.

H ier, j'ai commence ma mission de traduction du site internet du projet Martuvam. D'ailleurs, voici le lien : http://martuvam.org. Ca resume assez bien tout le projet. Les enfants handicapes sont arrives dans la matinee et tout le monde s'est reuni pour faire de la musique et chanter. Ils ont ensuite pu parcourir le jardin. J'ai rencontre deux hollandaises et une belge qui participent au projet de l'orphelinat et qui accompagnent les enfants handicapes a Pondichery. Je me suis balladee avec elle pendant la sieste. Je commence a m'habituer a parler anglais mais je me melange encore un peu les pinceaux. Ils sont partis vers 15h et j'ai ensuite repris mon velo pour me promener dans les environs.

Ce matin, j'ai visite la future Art Scool (ecole d'art) qui est en train de se construire. Dans environ six mois, les travaux seront finis et les ateliers de couture, de musique, de dessin pourront prendre forme. Sivaraj m'a aussi montre la future clinique qui arrive bientot a la fin de sa construction. Dans cette clinique seront prepares les differentes preparations a base des plantes. Et les personnes des villages locaux pourront venir se faire soigner ici. La clinique se trouve au sein meme d'un village sur la route qui mene a Pondicherry.

Aujourd'hui, j'ai construit mon programme. J'ai plusieurs missions de travail. Tout d'abord, je vais traduire le site internet. Les lundis, je vais aller chez Marianne qui fait de l'equitherapie aupres d'un enfant autiste. Les mercredis, je serais dans le Herbal Garden pour les animations musicales aupres des enfants handicapes avec les filles et les deux musiciens. Je vais aussi participer a la construction de la future clinique quelques jours de temps en temps en faisant les peintures. Ca me plait pas mal cette idee. Sinon, le week end je resterai dans le Herbal Garden pour accueillir les enfants de l'orphelinat. Et je vais aussi entreprendre la peinture des differentes pancartes qui indiquent le nom des plantes en anglais et en tamoul. Voila pour mon programme.

 

 

A l'entree d'Auroville

 

 

 

Pres du Centre des Visiteurs

 

 

Ma chambre

 

 

Vue de ma chambre

 

 

La clinique

 

 

 



Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 09:30, le 7/02/2008, Auroville
Mots clefs :

Decouverte

Je viens apporter quelques nouvelles apres une longue ballade en velo d'au moins 25kms. Et ouais !
Pour l'instant, j'utilise le velo que ma famille d'accueil m'a prete. Je verrais plus tard si j'ai besoin de louer une mobylette si les projets auxquels je participe sont trop loin.
J'ai pris le temps hier et aujourd'hui de me ballader pour decouvrir Auroville.
J'etais quelque peu sceptique hier de decouvrir tout le cote touristique d'Auroville et un peu decue meme si j'avais ete prevenue auparavant. J'essaie donc de comprendre depuis hier la signification de ceci. Et je comprends aussi reellement les nombreuses critiques sur Auroville que j'ai pu recevoir avant de venir ici. J'ai pu voir de loin le Matrimandir et aller au Centre des Visiteurs. Il y a quelques boutiques pres du Centre des Visiteurs, avec pleins de choses qui coutent assez chers pour l'Inde. J'ai rencontre plusieurs personnes qui etaient juste de passage ici. C'est etonnant de pouvoir entendre parler autant de langues dans la meme ville.

En revenant a Martuvam, a environ 20 minutes a velo du centre, j'ai pu jouer avec les enfants. Pour la plupart, ils parlent tous le tamoul et ne parlent pas anglais. C'etait un peu difficile de se comprendre mais ca l'a fait. Je me suis mise au tamoul, j'essaie d'apprendre quelques mots par jour. Pour ce qui est de l'ecriture, j'essaie mais ca reste tres difficile.
Martuvam se situe proche des villages tamouls. J'ai pu traverse ces villages pour aller a Auroville.

Aujourd'hui, j'ai pu avoir un aspect different d'Auroville. Je suis allee par un autre chemin. J'ai traverse plusieurs communautes, j'ai recu ma carte de visiteur, carte pour les personnes qui souhaitent faire l'experience d'Auroville pour plus de 3 jours et qui permet d'acceder a plusieurs lieux dont l'interieur du Matrimandir. Je suis passe par Aspiration et je me suis arrete a la boulangerie. J'ai ensuite rejoint la plage mais je ne me suis pas encore baigne. Il doit faire a peu pres 30 degres. Les moustiques ont commence a bien m'attaquer et les coups de soleil se font ressentir un peu.

Mon programme va surement etre tres complet entre ma contribution aux nombreux projets qui m'interesse et les moments de detente que je souhaite m'accorder.

La maison a Martuvam est tres agreable. J'ai une petite chambre avec un ventilateur, tres indispensable. Je mange avec ma famille d'accueil lorsque je suis la. Il y a une salle de bains avec une douche (eau froide mais ca fait du bien) des toilettes turques comme partout ici, mais aussi des vrais toilettes. Il y a egalement une salle pour la couture et un studio de musique car le projet est d'offir aux enfants issus de la population la plus pauvre de développer leurs talents musicaux. Voici la description de la Martuvam. Maruttuvam en Sanskrit signifie : ‘Qui procure la santé’.)

‘Maruttuvam’ sert à la culture des plantes médicinales indiennes et perpétue la tradition des médicaments naturels. Les plantes sont en partie utilisées pour soigner les enfants locaux et une autre partie de la récolte est vendue soit sous forme de remèdes prêts à l'emploi, soit comme ingrédients de remèdes ayurvédiques.

La 'forêt médicinale' se trouve près du village de Kottakarai. Les premières graines de quatre-vingt dix espèces différentes on été plabtées en 2002. Shivaraj, le responsable aurovillien, rassemble des informations pour les étudiants en agriculture et en médecine. Un bâtiment de plus est prévu pour accueillir une petite clinique, une classe et un dispensaire.

Voila. Salut a tous.

 

 

 La Martuvam Healing Forest

 

 

Le Matrimandir 

 

 

 

Repos Beach 

 

 

 

Moulin à vent 



Commentaires (1) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 10:44, le 4/02/2008, Auroville
Mots clefs :

Le trajet

Je suis bien arrivee a destination après quelques aventures. Le voyage a ete assez lomg et c’est agreable de pouvoir se poser. Après un court passage a Paris chez Caro, j’ai pu rejoindre Gwen et Morgane a Montparnasse pour ensuite aller en direction de notre hotel a Roissy. C’est drole car j’ai egalement rencontre Xuba par hasard a Montparnasse. Il a déjà ete a Auroville, on a pu discute un peu. Le lendemain… 7h a l’aeroport… enregistrement des bagages et embarquement pour Koweit. 7 heures tres longues de vol. Escale puis direct un autre avion pour Madras. Pendant le trajet, je discute avec mon voisin. La coincidence veut qu’il habite tout pres de Auroville. Il me propose alors de me raccompagner car sa femme et d’autres membres de sa famille viennent le chercher en voiture. Drole de sensation a la sortie de l’aeroport : une chaleur etouffante et beaucoup de gens qui attendent ou qui dorment sur les trottoirs. Je monte avec eux. Le trajet est assez eprouvant car nous sommes 7 dans la voiture. 5 heures de trajet, des odeurs particulieres, du monde partout a 5h du mat’, de la poussiere, des klaxons en permanence, les embouteillages, les vaches tout au long de la route, des camions de toutes les couleurs… Le depaysment, je le ressens bien.

Arrivee a 11h chez sa famille. Et la, grand accueil ! Ils me proposent un repas, je ne m’autorise pas le refus. Ils me resservent des que j’ai fini mon assiette. J’ai déjà mange 3 fois dans l’avion ! Apres ce repas, je repars avec les grand parents et le chauffeur de taxi. Je pensais qu’ils allaient me deposer a Auroville mais ils tiennent a ce que je vienne chez eux. Le meme accueil que precedemment. Je rencontre toute la famille, ils me donnent tous leur numeros de telephone. Je un peu suis mal a l’aise et je suis tellement fatiguee que je pense qu’a une chose, me poser. Malgre mon refus pour manger quelque chose avant de partir, mon assiette est servi. Je ne peux pas la finir, je refuse les plats suivants en expliquant que j’avais déjà mange, que j’allais etre malade… Je ne sais pas si ca a ete pris comme une offense. Ensuite, avec le grand pere, une des petites filles et le chauffeur, on part a la recherche de la Maruvam Healing Forest. On est accueilli par Sivaraj et sa famille. Accueil formidable. Je visite les lieux, je decouvre ma chambre… et je me repose une bonne partie de l’aprem. J’ai eu l’occasion de discuter avec Sivaraj sur le deroulement du projet. Pour l’instant, il veut que je prenne le temps de me poser, de prendre mes reperes… Nous mettrons en place la semaine prochaine mon emploi du temps et il tient vraiment a ce que je fasse en function de mes envies. Je suis tres enthousiaste a l’idee de travailler ici. Je developperais plus tard le fonctionnement de la Martuvam. Voila brievement les premiers instants de mon experience indienne. J’essaierai d’ecrire et de mettre des photos dans quelques jours. Il est 20h15, je vais aller sympathiser avec le lezard avec qui je partage ma chambre.

Nos sacs à l'aéroport avant d'aller à l'hotel 

 

 



Commentaires (3) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 03:57, le 2/02/2008, Auroville
Mots clefs :

Préparatifs

http://www.slide.com/r/CJ46UM006z9u0IUQvCyOJe3mGhZYUrTf?previous_view=mscd_embedded_url&view=original

 En attendant de savoir comment ça marche vraiment ce site. 

 



Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 12:22, le 31/01/2008, Bretagne
Mots clefs : Bretagne

Mon projet

Actuellement en deuxième année de formation d'éducateur spécialisé, je souhaitais saisir l'opportunité de pouvoir vivre une expérience à l'étranger. Le stage externe est un moyen pour les étudiants de vivre une expérience dans un autre secteur que l'éducation spécialisée et peut prendre la forme d'une mission de solidarité internationale à l'étranger. Il a comme objectif l'ouverture vers l'extérieur et permet une interruption au cours de la formation, pour vivre quelque chose de différent.

Mon projet est né d'un désir d'en connaître davantage sur une ville auquel je porte de l'intérêt. Je suis curieuse de découvrir Auroville. Je suis consciente que l'Inde est un pays particulier où le choc culturel peut être intense et la densité démographique très élevée. Je n'ai pas prévu de séjourner à Madras à mon arrivée.

J'ai décidé de réaliser ce projet seule pour qu'il soit un défi personnel autant sur le plan organisationnel que sur l'expérience elle-même. Avec pour seul compagnon de route mon sac à dos.

Cette expérience sera synonyme d'ouverture et d'échanges culturels, de rencontres, d'enrichissement. Je l'inscris réellement au sein de mon projet professionnel puisqu'elle répondra à de nombreux intérêts que je souhaite mettre en œuvre plus tard dont l'équithérapie, la sensibilisation à la cause environnementale, au développement durable.

Construire ce projet m'a aussi fait réfléchir à ce que j'entendais, moi, par la solidarité internationale... J'ai pu défendre mon point de vue devant le jury pour la bourse solidarité internationale du Fond Rennais d'Initiatives Jeunes et c'est peut-être, qui sait, ce qui m'a permis d'obtenir le coup de cœur de cette bourse. J'aurais pu en effet partir avec pleins de crayons sous les bras, pleins de livres dans le sac à dos pour les donner au premier orphelinat croisé au détour d'une rue. Mais ça n'aurait peut-être été qu'un prétexte pour partir, obtenir une bourse pour prendre l'avion... Considérer la solidarité internationale comme de l'assistanat, ce n'est pas offrir aux pays du Sud la possibilité de se relever. Faudrait aussi se donner les moyens d'y réfléchir. J'ai choisi de considérer la solidarité comme un échange.

Je vais réaliser mon projet au sein de la Martuvam Healing Forest avec Sivaraj. La « Martuvam Healing Forest » (forêt médicinale de 3,5 hectares) a vu le jour en 2002. De nombreux arbres et plantes médicinales ont été plantés afin de créer un centre de guérison local basé sur les herbes médicinales traditionnelles. L'idée de base est de faire pousser des plantes d'origine indienne aux vertus médicales, de les fournir aux guérisseurs locaux, et d'ouvrir une clinique où les villageois peuvent venir pour des diagnostics et les traitements des maladies. Les infrastructures sont toutes respectueuses de l'environnement (bâtiments en brique de terre, énergie solaire...) Les enfants de l'orphelinat de Pondichéry sont accueillis chaque week-end autour d'ateliers musicaux en lien avec la nature.

Je vais rencontrer Angelika qui conduit le projet Deepam. Deepam est aujourd'hui un centre où vivent cent enfants et adolescents avec de nombreux handicaps. Je vais les rencontrer dans une éventuelle possibilité d'y retourner sur une durée plus importante plus tard, les enfants et les parents parlant le Tamoul.

Je vais également participer au projet conduit par Marianne. Elle prend en charge des enfants ayant des troubles affectifs, des problèmes relationnels, à l'aide d'une activité « approche du cheval » En effet, la pratique du cheval est une activité bénéfique pour les enfants atteints de handicap sur le plan affectif, moteur et sensoriel. Le cheval est un soutien affectif qui apaise, protège, libère de certaines tensions. L'interaction avec le cheval développe de nouvelles formes de communication et de socialisation, et le renforcement de la confiance et l'estime de soi. C'était le projet dont je portais le plus d'intérêt dans mes nombreuses recherches sur Auroville. Cependant, Marianne ne pouvait m'accueillir pour un mois à temps plein car elle a dû restreindre son projet. Elle est également professeur des écoles à l'école primaire d'Auroville. Elle travaille une fois par semaine avec un enfant autiste. Je l'accompagnerai sur ce temps là.

Voila à quoi ressemble mon projet. Mais il reste encore des choses à programmer sur place.

Je décolle le 1er février à 10h10. Je passe par Koweït et j'arrive à Madras le 2 février à 4h du matin.

Bonne Année / Bloavezh mat !



Commentaires (3) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 01:52, le 7/01/2008, Bretagne
Mots clefs : Bretagne

Auroville

Image du film Auroville, la ville dont la terre a besoin, réalisé par Guillaume Estivie

 

Auroville est située à une dizaine de kilomètres au nord de Pondichéry dans le Tamil Nadu en Inde. Cette ville a été créée par Mirra Alfassa (Mirra Richard), plus connue sous le nom de La Mère, compagne spirituelle de Sri Aurobindo, penseur indien de l'homme nouveau. Elle a pour vocation d'être « le lieu d'une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités ». Auroville n'appartient à personne en particulier mais appartient à l'humanité tout entière.

Lors de son inauguration, le 28 février 1968, en présence du président de la République indienne et de représentants venus de 124 pays, chacun versa une poignée de terre de son sol natal dans une urne en signe de fraternité universelle.

Auroville, qui compte aujourd'hui 1.800 habitants environ, venant de 35 pays différents, est une ville universelle prévue pour accueillir 50.000 personnes. S'il est vrai que certains aspects d'Auroville peuvent se retrouver dans d'autres projets et communautés existant déjà dans le monde, Auroville est la première et la seule expérience d'unité humaine au monde, reconnue au niveau international, qui travaille, et recherche de façon pratique, sur les besoins futurs de l'humanité, aux niveaux culturel, environnemental, spirituel et social. Son importance planétaire est soulignée par sa reconnaissance par l'UNESCO ainsi que par d'autres organisations internationales, et par le soutien inconditionnel et l'appui du Gouvernement de l'Inde, son pays d'accueil.

Auroville est un projet exemplaire, unique et réussi qui démontre la capacité d'une communauté internationale de continuer, après quarante ans d'existence, de vivre en accord avec ses idéaux fondateurs à savoir la paix et l'harmonie internationale dans un esprit de respect et de compréhension mutuels, la tolérance, le dialogue, la diversité culturelle, l'éducation de qualité et le développement durable qui sont aussi les valeurs et les principes de l'UNESCO ainsi que certaines de ses priorités principales.

 



Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 07:30, le 3/01/2008, Bretagne
Mots clefs :

Le rêve

« Il devrait y avoir quelque part sur la terre un lieu dont aucune nation n'aurait le droit de dire: "il est à moi"; où tout homme de bonne volonté ayant une aspiration sincère pourrait vivre librement comme un citoyen du monde et n'obéir qu'à une seule autorité, celle de la suprême vérité; un lieu de paix, de concorde, d'harmonie, où tous les instincts guerriers de l'homme seraient utilisés exclusivement pour vaincre les causes de ses souffrances et de ses misères, pour surmonter ses faiblesses et ses ignorances, pour triompher de ses limitations et de ses incapacités; un lieu où les besoins de l'esprit et le souci du progrès primeraient la satisfaction des désirs et des passions, la recherche des plaisirs et de la jouissance matérielle.

Dans cet endroit, les enfants pourraient croître et se développer intégralement sans perdre le contact avec leur âme; l'instruction serait donnée, non en vue de passer des examens ou d'obtenir des certificats et des postes, mais pour enrichir les facultés existantes et en faire naître de nouvelles. Les titres et les situations seraient remplacés par des occasions de servir et d'organiser; il y serait pourvu aux besoins du corps également pour tous, et la supériorité intellectuelle, morale et spirituelle se traduirait dans l'organisation générale, non par une augmentation des plaisirs et des pouvoirs de la vie, mais par un accroissement des devoirs et des responsabilités

La beauté sous toutes ses formes artistiques, peinture, sculpture, musique, littérature, serait accessible à tous également - la faculté de participer aux joies qu'elle donne étant limitée uniquement par la capacité de chacun et non par la position sociale ou financière.

Car dans ce lieu idéal, l'argent ne serait plus le souverain seigneur; la valeur individuelle aurait une importance très supérieure à celle des richesses matérielles et de la position sociale. Le travail n'y serait pas le moyen de gagner sa vie, mais le moyen de s'exprimer et de développer ses capacités et ses possibilités, tout en rendant service à l'ensemble du groupe qui, de son côté, pourvoirait aux besoins de l'existence et au cadre d'action de chacun.

En résumé, ce serait un endroit où les relations entre êtres humains, qui sont d'ordinaire presque exclusivement basées sur la concurrence et la lutte, seraient remplacées par des relations d'émulation pour bien faire, de collaboration et de réelle fraternité.»

 

La mère, 1954



Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Publié à 07:19, le 2/01/2008,
Mots clefs :